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Comprendre le comportement de l'enfant : les enfants et leurs peurs



La peur fait partie du développement normal de l'enfant. Certaines peurs sont d'ailleurs liées à certaines étapes de son développement, comme la peur de l'étranger (de la personne non familière -> cela peut être des grands-parents que l'enfant ne voit que 2 à 3 fois par an) qui commence vers 6/8 mois. L'angoisse de dévoration est aussi très présente et les histoires autour de monstres cherchant à dévorer autrui permettent à l'enfant de mieux maîtriser cette angoisse.


De 2 à 6 ans, une période où la pensée magique domine chez l'enfant, la réalité et l'imaginaire sont indifférenciés. C'est ce qui permet aux enfants de croire au Père Noël ou à la Petite Souris par exemple. De ce fait, tout personnage imaginaire peut exister réellement pour l'enfant à cet âge, et donc être source d'angoisses, de terreurs. Voilà pourquoi la plupart des 2/5 ans ont peur des clowns et du Père Noël, trop étranges et anxiogènes s'ils sont pris au premier degré : des vêtures, des voix, des comportements très inhabituels dans notre société.


Vers 6 ans, se développe la peur de la disparition avec des questionnements autour de la vie et de la mort. Il est alors essentiel d'utiliser les termes exacts autour du décès : le verbe "mourir", plutôt que le verbe "partir" qui signifie un départ volontaire et un retour éventuel.


Les enfants ont également peur de ce qu'ils perçoivent dans l'actualité : une guerre ou un tremblement de terre, par exemple, peuvent s'avérer anxiogènes pour des enfants qui imaginent que cela pourrait arriver jusqu'à eux à tout instant. D'où l'intérêt d'être attentif à ce que les enfants ne voient pas les journaux télévisés où discours et images ne sont pas adaptés à leur âge.


Pour finir, la peur est souvent envahissante et incontrôlable pour les enfants. Elle peut les empêcher d'agir. Il est alors important de ne pas minimiser la peur avec des phrases de type : "Ce n'est rien !", "Ce n'est pas grave !", mais d'aider l'enfant à verbaliser cette émotion. D'ailleurs, SCOOP : bien souvent, lorsqu'un enfant tombe alors qu'il ne semble pas s'être fait mal, s'il pleure, c'est surtout parce qu'il a eu PEUR. Alors, accompagnons-les : "Je comprends. Tu es tombé.e et tu as dû avoir peur... "




Pour aller plus loin, le Gouvernement du Grand Duché du Luxembourg propose un support intéressant et synthétique à destination des parents sur les enfants et leurs peurs :


Lesenfantsetleurspeurs-Luxembourg
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