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Pour s'adresser aux parents d'aujourd'hui, il s'agit de bien connaître leur quotidien et leurs besoins et communiquer tout en nuance...

Les parents d'aujourd'hui ont une très forte pression sociale quant à l'impact de leurs comportements et de leurs choix de vie sur le bien-être futur de leur enfant.

En effet, ils doivent absolument favoriser "l'épanouissement de leur enfant" et lui permettre d' "être lui-même'". Dans les études, nous entendons souvent le verbatim : "Pour moi, le plus important, c'est qu'il soit heureux." Un objectif de taille !

Surtout que, pour atteindre, cet épanouissement, les parents se doivent de suivre de nombreuses injonctions parfois paradoxales, souvent très moralisantes : "manger sain", éviter les écrans, favoriser la réussite scolaire, etc.

Il est frappant de constater, lorsqu'on interroge les parents des enfants âgés de 0 à 3 ans, à quel point leur vision du "bon parent" leur donne l'impression d'être, au final, plutôt médiocres, au vu de ce parent idéal qu'ils auraient aimé être et que leur renvoient les médias.


Au final, il est donc essentiel de s'adresser aux parents avec beaucoup de nuance lorsqu'il s'agit d'évoquer une problématique afin d'éviter un refus, un déni voire un conflit dans certaines situations.


Ces derniers jours, j'ai animé une formation sur les relations parents et professionnels de l'enfance où des professionnels évoquaient leurs difficultés à se faire entendre de certains parents. En analysant les situations, en comprenant mieux les enjeux de la parentalité d'aujourd'hui et les attentes des professionnels de l'enfance, les stagiaires s'aperçoivent que, finalement, la manière d'entrer en relation avec les parents et de s'adresser à eux a un impact fondamental sur la réception du discours des professionnels par les parents.


On ne ne "convoque" pas les parents à une réunion ; on les y invite...


On n'évoque pas la problématique rencontrée sur le seuil de la porte de l'école, de la crèche ou du périscolaire devant les autres parents ; on choisit un moment et un lieu approprié...


Lorsqu'il s'agit d'évoquer pour la première fois une suspicion éventuelle de handicap, il est illusoire d'attendre une compréhension et acceptation immédiates de la part des parents. Il leur faut, comme tout un chacun, le temps de faire le deuil de leur enfant idéal pour commencer à leur rythme les démarches, même si notre système français impose souvent des démarches rapides face au manque de moyens...


Et ajoutons à cela le vaste chantier des mots qui sont choisis pour décrire le comportement de l'enfant : les jugements de valeur, étiquettes et affirmations péremptoires souvent formulés par les professionnels ne favorisent pas la coopération avec les parents. Et le chantier est vaste car, bien entendu, nombreux sont les parents qui utilisent également des jugements de valeur, étiquettes et affirmations péremptoires à propos de leur propre enfant...


Il est donc temps de lancer ce chantier et de former les professionnels sur l'écoute active et la communication non violente dès leur formation initiale... et nul doute que, si ce mode de communication est généralisé, progressivement les parents adopteront des codes similaires...

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